Les sabbats et les tirages qui accompagnent la Roue de l’Année

De la naissance de la lumière aux dernières récoltes, la Roue de l’Année nous invite à observer les transformations de la nature et celles qui se déroulent en nous. Associé à chaque sabbat, un tirage de cartes devient un espace de réflexion pour comprendre ce que nous traversons, honorer le chemin parcouru et avancer plus consciemment vers l’étape suivante.

La nature n’avance jamais en ligne droite.

Elle connaît des périodes de germination, d’expansion, de pleine lumière, de récolte, de dépouillement et de repos. Chaque saison prépare silencieusement celle qui lui succédera.

La Roue de l’Année nous permet de suivre ce mouvement.

Composée de huit célébrations saisonnières appelées sabbats, elle marque les solstices, les équinoxes et les passages situés entre ces grands rendez-vous. Elle forme un cycle au cours duquel la lumière grandit, atteint son apogée, décline puis renaît.

Ces fêtes trouvent leurs inspirations dans différentes traditions anciennes et dans leurs réinterprétations contemporaines. Elles ne constituent pas un ensemble historique unique et immuable. Aujourd’hui, de nombreuses personnes les vivent comme des repères spirituels, symboliques ou personnels permettant de renouer avec les saisons.

Chaque sabbat possède sa propre atmosphère :

  • Yule célèbre le retour progressif de la lumière ;

  • Imbolc annonce les premiers signes du réveil ;

  • Ostara accompagne l’équilibre et la germination ;

  • Beltane honore l’élan vital et la fécondité ;

  • Litha marque l’apogée de la lumière ;

  • Lughnasadh ouvre le temps des premières récoltes ;

  • Mabon invite à rechercher l’équilibre et à remercier ;

  • Samhain accompagne la fin d’un cycle et le passage vers l’intériorité.

La Roue de l’Année ne nous demande pas de reproduire une tradition qui ne serait pas la nôtre. Elle nous propose avant tout un rythme d’observation.

À chaque étape, nous pouvons nous demander :

Qu’est-ce que la saison extérieure vient éveiller, refléter ou questionner dans ma propre vie ?

C’est dans cet espace que les tirages de cartes prennent tout leur sens.

Qu’est-ce que la Roue de l’Année ?

La Roue de l’Année représente le cycle formé par huit fêtes saisonnières réparties au fil de l’année.

Quatre sabbats correspondent à des phénomènes astronomiques :

  • Yule, autour du solstice d’hiver ;

  • Ostara, autour de l’équinoxe de printemps ;

  • Litha, autour du solstice d’été ;

  • Mabon, autour de l’équinoxe d’automne.

Entre ces quatre grands passages se trouvent quatre fêtes intermédiaires :

  • Imbolc, au début du mois de février ;

  • Beltane, au début du mois de mai ;

  • Lughnasadh, au début du mois d’août ;

  • Samhain, à la fin du mois d’octobre et au début du mois de novembre.

Les dates exactes des solstices et des équinoxes peuvent légèrement varier d’une année à l’autre. De même, la manière de nommer, de dater et de célébrer les sabbats dépend des traditions et des sensibilités personnelles.

L’essentiel ne réside donc pas uniquement dans une date précise.

Il se trouve dans le passage que chaque fête représente.

La Roue nous rappelle que tout possède un rythme :

  • ce qui naît a besoin d’être protégé ;

  • ce qui grandit demande à être nourri ;

  • ce qui s’épanouit mérite d’être célébré ;

  • ce qui porte ses fruits peut être récolté ;

  • ce qui s’achève demande à être reconnu ;

  • ce qui disparaît prépare parfois une nouvelle naissance.

Elle nous aide à considérer chaque période comme une étape nécessaire, y compris celles durant lesquelles rien ne semble avancer.

Pourquoi associer un tirage à chaque sabbat ?

Un tirage de sabbat n’a pas pour objectif de prédire ce qui se produira pendant la saison.

Il permet de créer une rencontre entre le symbolisme du moment, les images des cartes et l’expérience de la personne qui consulte.

Chaque sabbat soulève des interrogations différentes.

Au commencement de l’hiver, nous ne nous trouvons pas dans le même mouvement intérieur qu’au sommet de l’été. Le temps des semailles ne demande pas les mêmes gestes que celui de la récolte. Une période d’expansion n’appelle pas les mêmes décisions qu’un temps de tri ou de repos.

Adapter le tirage au sabbat permet donc d’explorer :

  • l’énergie symbolique de la saison ;

  • ce qui commence ou s’achève ;

  • les ressources disponibles ;

  • les efforts déjà accomplis ;

  • les déséquilibres à observer ;

  • ce qui demande à être nourri ;

  • ce qui est prêt à être récolté ;

  • ce qui peut être transformé ou libéré ;

  • la manière de traverser consciemment le passage suivant.

Les positions des cartes sont pensées pour raconter le mouvement propre à chaque célébration.

Le tirage de Yule ne ressemble donc pas à celui de Beltane. Celui de Lughnasadh n’interroge pas les mêmes dimensions que celui de Samhain.

Chaque méthode devient une porte d’entrée vers la sagesse symbolique du sabbat.

Yule : protéger la lumière qui renaît

Célébré autour du solstice d’hiver, Yule correspond à la nuit la plus longue de l’année dans l’hémisphère nord.

La nature paraît silencieuse. La végétation s’est retirée et la lumière atteint son point le plus bas. Pourtant, à partir de ce passage, les jours recommencent progressivement à s’allonger.

Yule porte ainsi un message d’espoir discret.

Tout n’a pas besoin d’être déjà visible pour exister. Une lumière peut commencer à renaître alors même que l’obscurité semble encore dominer.

Ce sabbat nous invite à explorer :

  • le repos ;

  • l’intériorité ;

  • la confiance ;

  • la protection ;

  • la gestation ;

  • l’espoir ;

  • la lumière intérieure ;

  • les fondations du cycle à venir.

Un tirage de Yule peut nous aider à reconnaître ce qui demeure vivant sous la surface.

Les cartes peuvent éclairer :

  • ce qui a besoin de repos ;

  • la lumière intérieure à préserver ;

  • une ressource encore discrète ;

  • ce qui se prépare silencieusement ;

  • une peur née de l’incertitude ;

  • le soutien disponible pendant l’hiver ;

  • l’intention qui pourra guider le prochain cycle.

Yule ne nous demande pas nécessairement de commencer immédiatement quelque chose.

Il peut simplement nous inviter à protéger une étincelle jusqu’à ce qu’elle soit prête à grandir.

Imbolc : accueillir le premier éveil

Célébré au début du mois de février, Imbolc marque les premiers frémissements du retour à la vie.

L’hiver est encore présent, mais certains signes annoncent déjà le changement. La lumière augmente, les premières pousses apparaissent et ce qui semblait endormi recommence doucement à se mettre en mouvement.

Imbolc est fréquemment associé :

  • à la purification ;

  • au renouveau ;

  • à l’inspiration ;

  • à la créativité ;

  • au soin ;

  • à la guérison ;

  • aux commencements fragiles ;

  • à la préparation.

Ce sabbat nous rappelle qu’un nouveau départ ne prend pas toujours la forme d’un bouleversement spectaculaire.

Il peut être une envie qui revient, une idée qui insiste, une fatigue qui nous pousse à changer nos habitudes ou une intuition encore difficile à formuler.

Un tirage d’Imbolc peut explorer :

  • ce qui commence à s’éveiller ;

  • l’espace qui demande à être purifié ;

  • une ancienne lourdeur à déposer ;

  • l’inspiration à écouter ;

  • la manière de protéger un nouveau projet ;

  • le premier geste concret à accomplir ;

  • ce qui pourra nourrir la flamme naissante.

Les cartes accompagnent ici un passage délicat : celui où le renouveau existe déjà, mais demeure encore vulnérable.

Ostara : retrouver l’équilibre et faire germer

Ostara est célébré autour de l’équinoxe de printemps, lorsque le jour et la nuit atteignent une durée presque égale.

La nature entre dans une période d’éveil plus visible. Les graines germent, la croissance s’accélère et la lumière poursuit son expansion.

Ostara est associé :

  • à l’équilibre ;

  • à la renaissance ;

  • à la germination ;

  • au mouvement ;

  • à la fertilité symbolique ;

  • aux possibilités nouvelles ;

  • à l’élan ;

  • à l’harmonisation.

Après l’intuition du renouveau vient le temps de choisir ce que nous souhaitons réellement faire grandir.

Un tirage d’Ostara peut nous permettre d’observer :

  • la graine prête à germer ;

  • le domaine dans lequel retrouver un équilibre ;

  • ce qui favorise notre croissance ;

  • ce qui risque de disperser notre énergie ;

  • la décision capable de soutenir le mouvement ;

  • la ressource à cultiver ;

  • la forme que pourrait prendre notre épanouissement.

Ostara nous enseigne que semer constitue déjà un engagement.

Toutes les graines ne peuvent pas être cultivées simultanément. Le tirage aide donc à discerner celles auxquelles nous souhaitons offrir du temps, de l’attention et de l’énergie.

Beltane : oser vivre, créer et désirer

Célébré au début du mois de mai, Beltane accompagne l’expansion du printemps.

La nature devient généreuse, colorée et vibrante. La sève circule, les fleurs s’ouvrent et la vie cherche pleinement à s’exprimer.

Beltane célèbre notamment :

  • la vitalité ;

  • le désir ;

  • la créativité ;

  • l’amour ;

  • les rencontres ;

  • la sensualité ;

  • la joie ;

  • l’engagement ;

  • la puissance de création.

Ce sabbat nous invite à regarder ce qui nous rend véritablement vivantes.

Il peut également révéler notre rapport au plaisir, à l’expression personnelle, à l’intimité, au consentement, aux limites et à la place que nous accordons à nos désirs.

Un tirage de Beltane peut explorer :

  • le désir qui cherche à être reconnu ;

  • la part de soi prête à s’épanouir ;

  • une relation à nourrir ;

  • la créativité qui demande davantage de liberté ;

  • ce qui bloque l’expression de notre vitalité ;

  • la limite nécessaire pour protéger notre énergie ;

  • l’engagement que nous sommes prête à prendre.

Les cartes ne nous poussent pas à suivre toutes nos impulsions.

Elles nous aident à distinguer le désir qui nous anime de celui qui cherche seulement à combler un manque ou à répondre aux attentes extérieures.

Litha : rayonner sans s’épuiser

Litha correspond au solstice d’été, lorsque la durée du jour atteint son maximum dans l’hémisphère nord.

La lumière est à son apogée. Les projets, les relations et les transformations commencés plus tôt peuvent devenir plus visibles.

Litha est associé :

  • au rayonnement ;

  • à la confiance ;

  • à la joie ;

  • à l’abondance ;

  • à la créativité ;

  • à la force ;

  • à l’accomplissement ;

  • à la visibilité.

Ce sabbat peut nous aider à reconnaître ce qui a grandi et ce que nous sommes désormais capables d’assumer pleinement.

Mais toute lumière possède aussi son excès possible.

Le besoin de réussir, de produire, de rester visible ou de profiter de chaque instant peut conduire à l’agitation et à l’épuisement. Litha nous invite donc à rayonner sans nous consumer.

Un tirage de Litha peut mettre en lumière :

  • ce qui demande à être célébré ;

  • la qualité qui souhaite rayonner ;

  • le potentiel d’action disponible ;

  • la manière de prendre sa place ;

  • ce qui risque de brûler nos ailes ;

  • la façon de préserver notre énergie ;

  • ce que nous souhaitons offrir au monde.

Les cartes nous aident alors à reconnaître notre lumière sans nier nos limites.

Lughnasadh : reconnaître les premières récoltes

Célébré au début du mois d’août, Lughnasadh marque traditionnellement le commencement du temps des récoltes.

Les premiers fruits du travail accompli deviennent visibles. Certaines graines ont grandi, d’autres n’ont pas germé et quelques récoltes demandent encore du temps.

Lughnasadh nous invite à honorer :

  • les efforts accomplis ;

  • les premiers résultats ;

  • les compétences acquises ;

  • l’abondance ;

  • la gratitude ;

  • le partage ;

  • le travail ;

  • la transformation.

Ce sabbat nous apprend à reconnaître ce qui a porté ses fruits sans prétendre que tout est terminé.

Il nous aide également à observer le prix de nos accomplissements. Une récolte abondante perd une partie de son sens si elle a été obtenue au détriment de notre équilibre, de notre santé ou de nos valeurs.

Un tirage de Lughnasadh peut explorer :

  • le champ devenu fertile ;

  • le fruit arrivé à maturité ;

  • l’effort qui mérite d’être reconnu ;

  • le talent développé en chemin ;

  • ce qui peut être partagé ;

  • ce qui doit être coupé ou simplifié ;

  • la manière de transformer la récolte en ressource pour la suite.

Les cartes nous permettent de porter un regard plus juste sur nos résultats.

Elles nous rappellent qu’un accomplissement n’est pas toujours spectaculaire. Il peut être une limite enfin posée, une habitude transformée, une confiance retrouvée ou une décision que nous sommes désormais capable d’assumer.

Mabon : remercier, équilibrer et ajuster

Mabon est célébré autour de l’équinoxe d’automne, lorsque le jour et la nuit retrouvent une durée presque égale.

La saison des récoltes se poursuit tandis que la lumière commence à diminuer. C’est un temps de gratitude, mais aussi d’évaluation et de préparation.

Mabon est associé :

  • à l’équilibre ;

  • à la gratitude ;

  • au partage ;

  • à la juste mesure ;

  • aux récoltes ;

  • au tri ;

  • à la préparation ;

  • à la réciprocité.

Ce sabbat nous invite à regarder la manière dont nous répartissons notre temps, notre attention et notre énergie.

Il peut mettre en lumière les déséquilibres entre :

  • donner et recevoir ;

  • travailler et se reposer ;

  • répondre aux autres et respecter ses propres besoins ;

  • conserver et partager ;

  • poursuivre un objectif et reconnaître ce qui est déjà suffisant.

Un tirage de Mabon peut explorer :

  • ce qui mérite notre gratitude ;

  • la récolte à honorer ;

  • ce qui nous déséquilibre ;

  • la ressource qui nous soutient ;

  • ce qui demande un ajustement ;

  • ce que nous pouvons partager ;

  • la manière de retrouver une mesure plus juste.

Les cartes deviennent ici une balance symbolique.

Elles ne recherchent pas un équilibre parfait et immobile, mais un mouvement plus conscient entre les différentes dimensions de notre vie.

Samhain : honorer les fins et traverser le seuil

Célébré autour du 31 octobre et du début du mois de novembre, Samhain marque l’entrée dans la période sombre de l’année.

Les récoltes sont achevées, la végétation se retire et le cycle extérieur semble toucher à sa fin. Dans certaines approches contemporaines, Samhain représente également le commencement d’une nouvelle année spirituelle.

Ce sabbat est souvent associé :

  • aux fins de cycle ;

  • à la mémoire ;

  • aux ancêtres ;

  • à l’héritage ;

  • au deuil symbolique ;

  • à l’intuition ;

  • à la transformation ;

  • au passage ;

  • à l’intériorité.

Samhain nous invite à reconnaître ce qui est terminé.

Cette fin peut concerner une situation, une identité, une relation, une habitude, une attente ou une manière de nous raconter notre propre histoire.

Honorer une fin ne signifie pas toujours l’accepter immédiatement. Certains passages demandent du temps, de la douceur et parfois un accompagnement qui dépasse le cadre d’un rituel ou d’un tirage.

Un tirage de Samhain peut nous aider à explorer :

  • ce qui arrive réellement à son terme ;

  • ce qui mérite d’être honoré ;

  • l’enseignement transmis par le cycle ;

  • l’héritage que nous souhaitons conserver ;

  • une peur ou une ombre à accueillir ;

  • ce qui doit être rendu au passé ;

  • la ressource capable de nous accompagner à travers le seuil.

Les cartes ne ferment pas le chapitre à notre place.

Elles peuvent toutefois nous aider à comprendre ce que cette fin transforme et ce que nous choisissons d’emporter avec nous.

Les sabbats forment un chemin continu

Chaque sabbat possède son identité, mais aucun n’est véritablement isolé.

Ce qui renaît à Yule commence à s’éveiller à Imbolc. À Ostara, nous choisissons les graines à faire germer. Beltane leur apporte l’élan de vie. Litha révèle leur expansion. Lughnasadh permet d’en recueillir les premiers fruits. Mabon invite à mesurer et à partager la récolte. Samhain clôt le cycle, conserve l’essentiel et rend le reste à la terre.

Puis la Roue recommence.

Yule : préserver la lumière Imbolc : éveiller Ostara : semer Beltane : faire croître Litha : rayonner Lughnasadh : récolter Mabon : équilibrer Samhain : transformer

Cette progression peut également devenir un cheminement intérieur :

  • une intuition naît ;

  • une possibilité se précise ;

  • une intention est choisie ;

  • l’énergie se met en mouvement ;

  • le projet devient visible ;

  • les premiers résultats apparaissent ;

  • un bilan devient nécessaire ;

  • le cycle est intégré puis clôturé.

Suivre la Roue de l’Année permet de revenir régulièrement à ces différentes étapes.

Nous découvrons alors que nous ne sommes pas toujours au même endroit dans tous les domaines de notre vie. Un projet peut être en pleine expansion tandis qu’une relation atteint sa fin. Une part de nous peut avoir besoin de rayonner pendant qu’une autre réclame du repos.

Le sabbat ne définit pas entièrement notre état.

Il nous propose un point de vue à partir duquel observer notre chemin.

Les cartes comme miroirs du passage

La cartomancie apporte un langage imagé à la symbolique des sabbats.

Les cartes peuvent représenter une ressource, une tension, une peur, une possibilité ou un mouvement qui n’avait pas encore trouvé de mots.

Une même carte ne prendra pas exactement le même sens selon le sabbat et la position qu’elle occupe.

Une carte évoquant l’attente pourrait, à Imbolc, rappeler qu’un commencement fragile doit encore être protégé. À Litha, elle pourrait révéler une peur de se rendre visible. À Lughnasadh, elle pourrait inviter à laisser mûrir un résultat. À Samhain, elle pourrait montrer une difficulté à accepter qu’un cycle soit achevé.

Le contexte du sabbat enrichit donc la lecture.

Cependant, il ne l’enferme pas.

La carte reste mise en relation avec votre vécu, vos émotions et votre situation présente. Elle ne confirme pas automatiquement une interprétation saisonnière et ne vous impose aucune vérité.

Le tirage devient un dialogue :

  • le sabbat propose un thème ;

  • les cartes ouvrent différentes pistes ;

  • votre expérience donne au message sa résonance personnelle ;

  • votre discernement détermine ce que vous choisissez d’en faire.

Une démarche d’introspection, pas une prédiction

Les tirages de la Roue de l’Année ne cherchent pas à annoncer un avenir figé.

Ils ne promettent pas qu’un projet réussira à Litha, qu’une relation s’achèvera à Samhain ou qu’un nouveau départ apparaîtra nécessairement à Imbolc.

Le mouvement des saisons n’impose pas un événement particulier à chaque personne.

Il offre un cadre symbolique pour réfléchir.

Les cartes peuvent nous aider à demander :

  • Où en suis-je aujourd’hui ?

  • Qu’est-ce qui cherche à évoluer ?

  • Qu’ai-je besoin de reconnaître ?

  • Quelle ressource puis-je mobiliser ?

  • Qu’est-ce que je continue à nourrir ?

  • Qu’est-ce qui ne correspond plus à mon chemin ?

  • Quelle action dépend réellement de moi ?

  • Comment traverser cette étape avec davantage de conscience ?

Cette approche redonne à la personne consultante une place active.

Les cartes n’accomplissent pas le passage à sa place. Elles l’aident à mieux voir le paysage qu’elle traverse et les chemins qui peuvent s’ouvrir devant elle.

Faut-il réaliser un tirage à chaque sabbat ?

Il n’est pas nécessaire de consulter à chacun des huit sabbats.

La Roue de l’Année ne doit pas devenir une nouvelle obligation.

Vous pouvez choisir les célébrations dont les thèmes correspondent particulièrement à ce que vous traversez.

Yule pourra vous accompagner si vous avez besoin de repos et d’espérance. Ostara pourra soutenir la naissance d’un projet. Beltane pourra vous aider à retrouver votre désir ou votre créativité. Lughnasadh pourra vous inviter à reconnaître vos accomplissements. Samhain pourra éclairer une période de transition ou de clôture.

Vous pouvez également suivre l’ensemble de la Roue afin d’observer votre évolution sur une année complète.

L’important n’est pas la quantité de tirages réalisés.

C’est la qualité de présence et d’intégration accordée à chacun.

Le dossier de consultation comme journal de la Roue

Les tirages de sabbat proposés par Les Trésors de Bansidh sont accompagnés d’un dossier de consultation conçu pour prolonger l’expérience.

Selon la consultation, vous pourrez notamment y retrouver :

  • la présentation des énergies du sabbat ;

  • ses principaux symboles ;

  • le schéma et les différentes positions du tirage ;

  • des espaces pour noter les cartes obtenues ;

  • des pistes d’introspection ;

  • des questions de journaling ;

  • des mantras ou des propositions de méditation ;

  • des pages consacrées à vos notes et à l’interprétation.

Ce dossier vous accompagne avant, pendant et après le rendez-vous.

Pendant la consultation, il vous permet de noter les mots, les ressentis et les prises de conscience qui vous touchent le plus. Dans les jours ou les semaines qui suivent, vous pouvez y revenir pour observer la manière dont le message évolue et se concrétise dans votre quotidien.

Au fil des sabbats, les différents dossiers peuvent former un véritable journal d’introspection de la Roue de l’Année.

Vous pourrez y reconnaître :

  • les intentions qui ont grandi ;

  • les projets arrivés à maturité ;

  • les efforts que vous aviez oubliés ;

  • les thèmes qui reviennent d’une saison à l’autre ;

  • les peurs qui perdent progressivement leur influence ;

  • les limites que vous apprenez à poser ;

  • les ressources devenues plus accessibles ;

  • les cycles que vous avez réussi à clôturer ;

  • les transformations accomplies au fil de l’année.

Le dossier n’est donc pas un simple document remis après un tirage.

Il devient un compagnon de cheminement, destiné à être conservé, complété et relu.

Créer son propre rituel autour du tirage

Il n’est pas nécessaire de préparer une cérémonie complexe pour vivre un tirage de sabbat.

Vous pouvez simplement prendre un moment pour observer la saison.

Regardez ce qui change dans la lumière, les arbres, la température ou le rythme de votre quotidien. Choisissez ensuite un symbole correspondant au passage : une bougie, une graine, une fleur, un fruit, une feuille, une branche ou un objet qui possède une signification personnelle.

Avant le tirage, vous pouvez vous demander :

  • Quel passage suis-je en train de vivre ?

  • Qu’est-ce que cette saison me fait ressentir ?

  • Quel thème de ce sabbat résonne avec ma situation ?

  • Qu’ai-je besoin de comprendre aujourd’hui ?

  • Quelle intention ai-je envie de déposer dans cette consultation ?

Après le tirage, prenez le temps de noter ce qui vous a marquée.

Vous pouvez choisir une action simple pour donner une forme concrète au message : ranger un espace, commencer une page de journal, remercier une personne, poser une limite, reprendre un projet, vous accorder du repos ou célébrer une étape franchie.

Le rituel n’a pas besoin d’être spectaculaire.

Il devient vivant lorsqu’il accompagne une compréhension sincère et une décision qui vous appartient.

Avancer avec la Roue plutôt que lutter contre elle

La Roue de l’Année nous rappelle que nous ne pouvons pas demeurer continuellement dans l’expansion.

Il existe un temps pour agir et un temps pour attendre. Un temps pour montrer et un temps pour protéger. Un temps pour récolter et un temps pour laisser la terre se reposer.

Cette alternance ne représente pas un échec.

Elle rend la transformation possible.

Les tirages associés aux sabbats nous aident à reconnaître le mouvement dans lequel nous nous trouvons. Ils peuvent nous montrer que nous cherchons à récolter quelque chose qui vient à peine d’être semé, que nous continuons à développer un projet arrivé au terme de son cycle ou que nous refusons le repos dont nous avons pourtant besoin.

Ils nous invitent à retrouver un rythme plus juste.

La Roue de l’Année ne nous demande pas d’aller toujours plus vite. Elle nous apprend à reconnaître le temps de semer, celui de grandir, celui de récolter et celui de laisser partir.

Suivre les sabbats, ce n’est pas chercher à prévoir chaque tournant de l’année.

C’est apprendre à observer les passages.

C’est reconnaître que nous pouvons recommencer après une fin, nous reposer sans abandonner, célébrer sans attendre que tout soit parfait et transformer ce qui ne nourrit plus notre chemin.

À travers les saisons, les cartes et les traces conservées dans nos dossiers, la Roue devient alors un dialogue continu avec nous-même.

Chaque sabbat ouvre une porte.

Chaque tirage éclaire une étape.

Et chaque retour de la Roue nous permet de mesurer tout ce qui, en nous, a déjà changé.

Vous souhaitez découvrir le tirage correspondant au prochain sabbat ?

Retrouvez les tirages de la Roue de l’Année proposés par Les Trésors de Bansidh, accompagnés de leur dossier de consultation pour faire de chaque célébration une étape consciente de votre cheminement.

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